les minuscules

 

L’hypocrisie

 

Partir. Partir pour fuir la guerre, la faim, le désespoir. Partir pour vivre, quitte à mourir. Mourir. Mourir par milliers, mourir dans le sable, les geôles des tyrans ou l’eau salée de la Méditerranée. Mourir avant l’Italie, finalement couchés dans des cercueils bien alignés.

Mare nostrum, triton, François, Angela, chaos libyen, politique européenne, passeurs, trafiquants. Explications, analyses et quelques révoltes. Manque de profondeur, de justesse, parce que ça fait trop mal de l’admettre : le bête, le commun, le petit. Moi. Moi, d’abord. Ma famille, mes amis, mon travail, mon appartement, mon pays, ma croissance, mon continent. Moi, d’abord. Aux politiciens de régler les problèmes. Moi, je ne vote pas, c’est tous les mêmes. Aux riches de payer. Moi, je ne gagne que de quoi m’offrir des petites vacances au soleil, je n’ai pas les moyens.

Vomir cet égoïsme. Et pourtant, en être. Vivre pour soi, d’abord, c’est humain, c’est normal, peut-être même essentiel. Mais se réfugier derrière les élus, le système, les autres et ne pas admettre que c’est cet  égoïsme du quotidien qui tue les laissés-pour-compte de l’espoir, c’est obscène.

 

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