les minuscules

 

La fusion

 

Il porte un pantalon beige, très bien coupé, et une ceinture parfaitement ajustée. La chemise noire souligne sa silhouette élégante, presque athlétique. Et de très bonnes chaussures de danseur de tango. Elle, a tressé ses longs cheveux et les a relevés en un chignon épais. Sa robe, vert sombre, lui va parfaitement. Ses bijoux or relèvent sa peau satinée et sont assortis à la ceinture qui marque sa taille fine et sportive. Des chaussures de rêve, des chaussures de danseuse de tango. Il l’invite, elle accepte. D’une pression de la main, en serrant juste un peu les doigts, il la fait tourner, avancer, reculer. Elle sourit, il sait ce qu’il fait, elle peut se détendre et savourer la danse, la musique. Ils sont très beaux. Lorsqu’il faut se séparer, je tends l’oreille, guette les mots. Je reconnais la brusquerie de l’accent chinois pour lui et pour elle, un léger manque de rythme m’envoie en France, en passant probablement par une de ces terres qu’on appelait colonie, là-bas en Afrique où la peau des hommes est si sombre qu’elle tend vers le bleu. Quatre continents, une seule danse. Tango.

 

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