les minuscules

 

Le fil

 

Il s’appelait Francis Royo alias analogos. C’était un poète. Il est mort le 14 mars. Je ne le connaissais pas. Enfin, je ne le connaissais pas en personne. Mais virtuellement, je le connaissais. On se « suivait » sur twitter, on s’était «retwitté», on avait échangé quelques messages, on s’était – un peu – lu. Rien de très solide, rien de bien profond. Et pourtant aujourd’hui, alors que je découvre son décès, je ressens quelque chose qui me surprend. Je suis triste. Mais comment est-ce possible ? Je ne l’ai jamais vu, je n’étais même pas une inconditionnelle de ses mots. Et pourtant, j’éprouve une certaine mélancolie. Savoir qu’il n’est plus me laisse comme un peu plus seule. Quelques clics suffisent donc à tisser ce fil si précieux et si fin qui nous relie les uns aux autres. Décidément, derrière les machines, les claviers et les écrans, nous restons nous-mêmes, petits animaux à la recherche de nos semblables.

 

Pour lire Francis Royo :

http://analogos.fr

 

 

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