les minuscules

 

Le café

 

Le bois des bancs grince et accroche les collants. C’est que le mobilier n’a jamais été changé. Tout est vieux, presque d’un autre âge. Toujours de la grande musique en fond sonore, de petits tabliers blancs, du chocolat chaud dans sa porcelaine. Pas de quinoa, de cupcakes ou de jus détoxe. Non, des forêts noires, des tartes au citron et des pâtés à la viande. Dans ce café, on nous sert de la crème fouettée, on râle lorsqu’on ne commande pas assez vite, on s’appelle par son prénom. Ce café, c’est le meilleur de Genève parce qu’il y a Nadja, Ginette et Karine qui servent, nettoient, discutent. Et que toutes les trois me font toujours ce petit sourire complice lorsque je commande une seconde pâtisserie.

 

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